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Happy birthday Drupal 7 !
En janvier 2011 sortait la version 7 du célèbre CMS open-source Drupal, apportant avec elle son lot d’innovations en termes de performances, d’ergonomie, de sécurité, d’intégration des dernières technologies, et de facilité de construction et de développement. Un an après, Drupal 7 a atteint « l’âge adulte » et devient facilement exploitable pour des sites complexes alliant de multiples fonctionnalités.
Pourquoi tant de temps ? Plus qu’un simple outil, Drupal est un écosystème s’appuyant sur une très large communauté d’utilisateurs-contributeurs qui enrichissent le cœur du CMS par le biais d’une myriade de modules fournissant chacun des fonctionnalités spécifiques : listings de contenus, gestion des dates, envois de newsletters, groupes d’utilisateurs, cartographies, notifications par mail,...
Si une partie d’entre eux était disponible pour Drupal 7 dès sa sortie, certains étaient encore « en travaux », pas assez stables et complets pour être utilisés en production.
Beaucoup de ces modules, dont certains d’intérêt majeur, ont été stabilisés ces derniers mois. Avec un certain enthousiasme, l’équipe d’Insite s’appuie donc de plus en plus sur la version 7 pour ses réalisations !

Le télétravail : l’avenir est-il au travail à distance ?
Les technologies numériques modèlent chaque jour davantage nos modes de vies. Le télétravail s’inscrit dans cette dynamique du changement.
En France, le nombre de télétravailleurs augmente lentement. En 2010, à peine 8,5 % de la population active est concernée. L’hexagone émet encore de nombreuses réticences à la généralisation du télétravail.
Ce mois-ci, Insite vous propose de s’attarder sur le sujet, de comprendre les enjeux de cette nouvelle organisation du travail et les freins rencontrés à son évolution dans notre société.
Télétravail, késako ?
Les technologies numériques remettent en cause les schémas établis, instaurés par l’industrialisation à partir du XIXe siècle, de l’unité de temps et de lieu.
Le « télétravail » désigne de manière générale toutes les formes de travail à distance, c’est-à-dire les formes d’organisation et/ou de réalisation du travail rendues possibles hors de la classique unité de temps et de lieu, par les moyens de télécommunication et l’Internet dans le cadre d’une prestation de service ou d’une relation salariale.

Il existe plusieurs profils de télétravailleurs : des travailleurs indépendants, des salariés (cadres en général),… dont l’organisation permet le travail à distance.
Le télétravail peut être continu ou partiel, le salarié partageant son temps entre son bureau et son domicile ou un télécentre.
La grande majorité des travailleurs pourrait adopter ce mode alternatif.
Aujourd’hui, on estime que 30% des métiers sont potentiellement télétravaillables, au moins en partie. Notamment, les métiers nécessitant simplement de posséder un ordinateur et un téléphone.
Qu’est-ce qu’un télécentre ?
Le télétravail n’est pas déterminé par le fait de travailler de chez soi, mais de travailler à distance.
Le télécentre peut se définir comme une ressource immobilière composée de bureaux équipés d’outils informatiques et mis à la disposition de télétravailleurs.
Il existe une grande variété de télécentres, tant du point de vue de la nature juridique de son exploitant (public ou privé), du besoin auquel il répond (solution de non transport dans les grandes métropoles, outil d’aménagement du territoire dans les zones rurales), que des services auxquels il est associé.
Les télécentres offrent aux travailleurs tous les avantages du télétravail et pallient à certains inconvénients du télétravail à domicile. Le télécentre permet en effet au télétravailleur salarié de travailler sur un poste de travail professionnel, d’éviter l’isolement, et de maintenir plus facilement une frontière entre vie personnelle et vie professionnelle.
La réglementation
En 2002, dans le cadre d’une initiative européenne, le Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie a établi un « Accord cadre européen sur le télétravail », qui liste les droits et les devoirs de l’employeur et du salarié dans le cadre du télétravail.
Il fait état des obligations de l’employeur et du salarié :
- L’employeur se doit d’informer le télétravailleur des conditions de son contrat et du travail à réaliser (lieu du travail, durée, rémunération) ; de fournir la possibilité au télétravailleur de rencontrer régulièrement ses collègues ; de couvrir les coûts directement causés par le travail ; de fournir un service approprié d’appui technique et d’équipement (sauf si le télétravailleur utilise ses propres outils).
- De son côté, le télétravailleur doit gérer l’organisation de son temps de travail et prendre soin des équipements qui lui sont confiés.
Aujourd’hui, le gouvernement s’interroge sur la possibilité laissée au salarié et à l’entreprise de recourir au télétravail plutôt qu’à un arrêt-maladie dans les cas où « un salarié est empêché de se rendre à son travail et non de l’exercer ». Le médecin pourrait ainsi délivrer au patient un arrêt de travail assorti d’une attestation médicale au télétravail.
Le télétravail pourrait également être un outil de transition vers un retour à la vie professionnelle en cas d’affection de longue durée, de mi-temps thérapeutique.
Les avantages et les inconvénients du télétravail
Le télétravail implique le développement de nouveaux rapports entre l’entreprise et ses salariés, comme la nécessité de devoir développer des relations de confiance.
Les avantages sont multiples, à la fois pour les télétravailleurs et pour la structure d’embauche.
Dans certains cas (et notamment pour les jeunes parents), le télétravail peut être synonyme de meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, ouvrant par exemple la possibilité de travailler tout en s’occupant de ses enfants.

Ce mode de travail peut également être une alternative à l’Open Space qui se généralise, et aux inconvénients qu’il engendre (manque de concentration dû aux nuisances sonores, stress,…).
D’un point de vue environnemental, il apparaît que le télétravail participe à la diminution globale des émissions de gaz à effet de serre par la réduction des déplacements qu’il implique.
Pour la structure, le télétravail entraîne généralement une augmentation de la rentabilité (estimée à environ 20%), notamment grâce à une augmentation de la motivation par la responsabilisation des salariés, une réduction des retards liés aux difficultés de déplacement (notamment dans les zones urbaines), un renforcement de la réactivité, une réduction des frais généraux et des dépenses,…
En contrepartie, le télétravail peut entraîner un sentiment d’isolement du travailleur (absence de dynamique de groupe, de l’aide des syndicats), surtout en cas de télétravail subit ou de surcharge de travail. Du côté des travailleurs, la plus grande appréhension est celle d’une perte de la frontière entre vie professionnelle et la vie personnelle.
Le télétravail induit aussi un éloignement du donneur d’ordre perçu comme un frein pour certaines entreprises.
La diffusion du télétravail dans le monde
Faute de définition normalisée au niveau international, la diffusion du télétravail reste difficile à mesurer par les organismes de statistiques.
Nous pouvons néanmoins noter de grandes tendances.
Dans son rapport « Le développement du télétravail dans la société numérique de demain », réalisé en novembre 2009, le Centre d’Analyse Stratégique (CAS) classifie les pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) en cinq groupes :
- Les pays du Nord de l’Europe (Pays-Bas, Finlande, Danemark…) et les États-Unis sont en tête avec plus de 20 % de télétravailleurs actuellement en activité et une importante faisabilité du télétravail.
- Les pays du centre de l’Europe et/ou anglo-saxons (à savoir la Suède, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Suisse) comptabilisent entre 15 % et 20 % de télétravailleurs. Dans ces pays, le télétravail est un levier puissant de modernisation du marché de l’emploi.
- Le troisième ensemble regroupe les pays pour lesquels le télétravail n’est plus l’objet d’importants débats, mais dont l’usage n’est pas encore très développé. Ces pays comptent pour la plupart entre 10 % et 15 % de télétravailleurs. Il s’agit de l’Estonie, de la Grèce, de l’Irlande, de l’Italie et dans une moindre mesure de l’Autriche et de la Belgique.
- Le quatrième groupe, auquel appartient la France, comprend les pays où le télétravail est peu développé (entre 5 % et 10 % de télétravailleurs) et qui ont encore un effort important de sensibilisation à fournir, auprès des employeurs comme des employés.
- Le cinquième groupe, enfin, rassemble les pays pour lesquels le télétravail est négligeable et ne fait pas l’objet d’actions de la part des pouvoirs publics.
Pourquoi un tel retard en France ?
Le retard de la France serait notamment lié à l’attachement des Français aux structures organisationnelles classiques. Les Français semblent craindre que cette nouvelle organisation du travail entraîne un débordement de la vie professionnelle sur leur vie familiale.
Du côté des entreprises, il existe également des réticences liées au supposé manque de contrôle sur leurs salariés.
La mauvaise connaissance des responsabilités, les ambiguïtés du cadre juridique, et le manque d’incitations fiscales de la part des pouvoirs publics sont également des freins au développement du télétravail.
Il semble toutefois que, malgré les réticences, de plus en plus d’entreprises et de salariés semblent commencer à percevoir les avantages qui pourraient découler de cette nouvelle organisation du travail…
Sources :
- Rapport du Centre d’Analyse Stratégique (CAS), « Le développement du télétravail dans la société numérique de demain », novembre 2009, www.strategie.gouv.fr/content/rapport-le-developpement-du-teletravail-dans-la-societe-numerique-de-demain
Opendata : vers un avenir ouvert ?
L’Opendata (ou « l’ouverture des données publiques ») connaît depuis quelques mois un véritable essor à travers un nombre croissant d’initiatives portées par des institutions locales et nationales.
Ce mois-ci, Insite vous propose un focus sur ce nouveau phénomène.
Opendata késako ?
La notion de « donnée publique » couvre l’ensemble des données qui sont produites ou collectées par un État, une collectivité territoriale, un organe parapublic, dans le cadre de leurs activités de service public.
Le principe de l’Opendata consiste à mettre à disposition ces données publiques pour qu’elles puissent être réutilisées par tous.
Certains documents sont expressément exclus de cette réutilisation (lorsque protégés par un droit de propriété intellectuelle d’un tiers, relatifs à un service public industriel et commercial, ou provenant d’établissements et institutions d’enseignement et de recherche, d’organismes ou de services culturels).
La circulation de données brutes, jusque-là inaccessibles au citoyen, est faite dans l’espoir de voir ceux-ci s’en emparer pour les analyser, les exploiter et les partager, créer des applications pour téléphones mobiles ou pour créer des sites.

Le phénomène Opendata vient du monde anglo-saxon, des Etats-Unis et de Nouvelle-Zélande.
En Europe, l’ouverture de données est devenue une obligation grâce à la directive européenne de 2003 transposée par ordonnance dans le droit français en 2005, qui stipule clairement, que les données publiques doivent être mises à disposition et réutilisables à des fins commerciales ou non, d’une manière non discriminatoire et non-exclusive, à des coûts n’excédant pas ceux de production de la donnée.
Les raisons de ce regain d’intérêt
L’intérêt aujourd’hui suscité par l’ouverture des données publiques peut s’expliquer par plusieurs phénomènes.
Internet
En premier lieu, le développement des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) permet de faciliter la diffusion de ces données publiques par la mise en ligne sur Internet. Ainsi, l’Opendata trouve sa source dans le développement de l’ère numérique.
Les Smartphones
L’étude de l’Idate relative au taux de pénétration de l’Internet mobile au niveau mondial livre des indications intéressantes. Les chiffres de cette étude montrent que le téléphone mobile deviendra le canal majoritaire pour accéder à Internet (en Europe, le taux d’usage de l’Internet par le mobile atteindra 85% en 2015). Cela entraîne une modification des comportements. Nous passons d’une logique Web « je cherche quelque chose » à une logique mobile où « je suis ici et je veux savoir maintenant ce qu’il y a autour de moi pour consommer instantanément ». C’est ce que l’on appelle, en termes de comportement, le « maintenantisme » : l’accès à tout, immédiatement. On ne veut plus attendre, nous vivons dans l’instant. L’Opendata devient ainsi un outil au service du citoyen « pressé ».
La dynamique participative
En parallèle de ce phénomène, nous voyons apparaître de nouveaux comportements face à la politique et aux instances de décisions. Nous sommes face à une dynamique participative de plus en plus affirmée dans nos territoires.
De manière croissante, les citoyens réclament le droit à la parole et à la participation. La décision du politique n’est plus vécue de la même manière. Le citoyen veut comprendre et avoir la connaissance de toutes les données. Ainsi, les informations ne peuvent plus être tenues secrètes par les institutions, les données doivent descendre et devenir accessibles par tous. Le changement ne vient plus d’en haut, mais vient de la société elle-même, en dehors des cadres établis et des institutions. L’Opendata permet au citoyen d’accéder, sans intermédiaire, aux données publiques produites par ces institutions.
Les enjeux des données libres
La mise à disposition des données jusque là détenues par les autorités locales ou nationales ouvrent de nombreuses voies.
Pour les partisans de l’Opendata, l’ouverture des données administratives et publiques permettrait des innovations susceptibles de changer en profondeur la société, que cela soit au niveau de l’innovation économique, du développement de l’économie numérique, mais aussi de l’innovation sociale, citoyenne et démocratique.
La libération de ces données facilite le travail de nombreux acteurs de la société civile : les entreprises, mais surtout les citoyens, les journalistes et les associations.
Ces données « libérées » peuvent ainsi être consultées, voire exploitées et développées :
- Les entreprises peuvent, dans leur domaine d’activité, ajouter de la valeur aux données mises à leur disposition ;
- Les associations peuvent se saisir de certaines données et ainsi faire profiter les collectivités de leurs analyses, notamment dans le domaine du développement territorial ;
- Les scientifiques peuvent y trouver des éléments statistiques ou techniques pour nourrir leur recherche, élargir leurs travaux, et développer de nouveaux modèles ;
- La communauté des développeurs peut inventer des services numériques innovants à partir de ces données ;
- La presse peut, à partir de ces données, mener un travail de fond et développer le « data journalism » ou « journalisme de données » (l’analyse et la retranscription de données pertinentes mais complexes dans les données publiques ouvertes) (voir l’article « Le data-journalisme : vecteur de sens et de profits » publié sur OWNI, magazine de journalisme numérique) ;
- Les citoyens y trouvent plus de transparence sur la démocratie et la vie de leur collectivité et bénéficient des recherches, enquêtes et services produits à partir de ces données.
Licences gratuites ou payantes ?
Dans le but d’encadrer l’ouverture des données publiques, plusieurs licences d’utilisation ont été créées, avec ou sans restrictions (clause non commerciale par exemple), avec ou sans obligations, gratuites ou payantes.
La loi prévoit que les détenteurs des données publiques peuvent exiger une redevance dans le but de couvrir les coûts de collecte, de production et de mise à disposition, ainsi que les investissements consentis.
L’annonce de la Ville de Nantes de rendre ses données publiques payantes pour ceux qui en feraient une réutilisation commerciale a relancé le débat.
A l’étranger, les plates-formes nationales et locales présentent des licences d’exploitation gratuites pour tous. En France et en Europe, souvent pour des raisons d’équilibre des comptes publics, la question est davantage sensible. Si plusieurs licences existent en France, les deux initiatives Opendata françaises (Rennes et Paris) ont choisi des licences d’exploitation gratuites, y compris pour des fins commerciales.
La clause non commerciale de certaines licences soulève beaucoup de questions : avoir recours à la publicité pour financer les frais d’hébergement d’un service à but non lucratif représente-t-il une activité commerciale ? Utiliser des données publiques pour générer du trafic et ainsi offrir plus de visibilité à ses activités commerciales peut-il être considéré comme une activité non-commerciale ? De plus, lorsque des administrations optent pour des licences interdisant les usages commerciaux, elles font le choix de restreindre la créativité potentielle des plus petits usagers de ces données.
Ainsi, il est à noter que l’utilisation de restrictions pose de nombreuses questions, freins et risques, tels qu’un effet de dissuasion ou l‘instauration d’une discrimination aux usages, alors que le principe même de l’Opendata est de rendre chacun égaux face à l’information et à son usage.
L’ouverture des données à l’échelle d’une ville
De nombreuses villes, comme New York, San Francisco, Londres ou Vancouver ont été des précurseurs de cette démarche.
En France, avec le projet www.data.rennes-metropole.fr lancé le 1er octobre 2010, la Ville de Rennes et la Communauté d’agglomération Rennes Métropole ont été les premières collectivités à ouvrir largement leurs données publiques.

A ce jour, plus d’une centaine de données sont accessibles gratuitement via le site internet www.data.rennes-metropole.fr. Ces informations concernent avant tout le réseau de transport et la disponibilité des équipements en temps réel (horaires, vélos en libre service, stationnements libres, flux de déplacements et embouteillages), l’accessibilité aux personnes handicapées, la localisation de lieux publics (sportifs, espaces verts, sanitaires), ainsi que des renseignements sur 1 500 organismes publics et associatifs.
Paris a, de son côté, ouvert une vingtaine de jeux de données (http://opendata.paris.fr) il y a quelques semaines, regroupant des millions d’informations dans des domaines divers tels que la culture, l’urbanisme, les déplacements ou l’environnement.
En France, d’autres villes ont entamé une réflexion sur le sujet : Brest, Nantes, Bordeaux, Toulon, Montpellier, Marseille…
L’ouverture des données à l’échelle d’un pays
Les villes françaises et européennes rattrapent peu à peu leur retard par rapport aux pays anglo-saxons. Cependant, l’ouverture des données à l’échelle nationale reste encore marginale.
A l’heure actuelle, il n’existe dans le monde que quatre états ayant entamé le partage des données publiques à grande échelle. Il s’agit des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de l’Australie et de la Nouvelle Zélande qui ont chacun créé un portail gouvernemental contenant des rapports publics, des statistiques, un moteur de recherche et un espace de dialogue.
Au début de l’année 2010, dans le cadre du plan de développement de l’économie numérique « France numérique 2012 », la France a lancé un projet similaire.
La conception du portail a été confiée à l’Agence pour le patrimoine immatériel de l’Etat (APIE).
Le projet semble avoir pris du retard et pose encore de nombreuses questions, notamment sur la gratuité ou non de la licence pour les réutilisations commerciales.
Reste maintenant à espérer que les données publiques de l’Hexagone dévoileront prochainement tout leur potentiel.
Sources :
Insite vous donne RDV pour la Fête de l’Internet de Roubaix "Démocratie locale et Numérique" (31 mars 2011)
La Ville de Roubaix et l’Association Nord Internet Solidaire (ANIS) vous donnent rendez-vous jeudi 31 mars 2011, de 09h à 16h, à l’Hôtel de Ville de Roubaix, pour un événement organisé conjointement :
La Fête de l’Internet de Roubaix sur le thème « Démocratie locale et Numérique » !
Une journée de découverte et d’échanges, composée de conférences et d’ateliers, pour mieux comprendre l’usage des outils numériques dans la démocratie locale.
Des intervenants issus de la Région Nord-Pas de Calais, mais également d’autres régions de France, viendront témoigner de leurs pratiques, partager leur expertise et présenter des initiatives exemplaires.
La rencontre est ouverte à tous.
L’entrée est gratuite mais l’inscription obligatoire (nombre de places limité).
Le Programme détaillé de l’événement, ainsi que le Communiqué de Presse et les supports de communication (affiche, flyer, bandeau), sont disponibles sur le site internet dédié à l’événement : www.fetedelinternet2011.ville-roubaix.fr
Inscrivez-vous sans plus tarder : www.fetedelinternet2011.ville-roubaix.fr/spip.php?article2
Cet événement est organisé avec le soutien d’Insite, partenaire d’ANIS depuis sa création, en 2001.
Notez en outre qu’Insite a réalisé le graphisme et le site Web dédié à cette Fête de l’Internet de Roubaix 2011. Pour en savoir plus : http://insite.coop/Fete-de-l-Intern....
Contact projet :
ANIS - 139 rue des Arts 59100 Roubaix (France)
www.nord-internet-solidaire.org
Julie Bailleul - Coordinatrice Réseau et Projets
03 20 28 48 68
contact[at]nord-internet-solidaire.org

Insite vous donne RDV le 13 janvier prochain pour la ROUMICS "Une 2ème vie pour l’informatique" !
Jeudi 13 janvier 2011, de 09h à 17h, l’Association Nord Internet Solidaire (ANIS) organisera à Lille (salle « Le Gymnase ») un nouvel événement ROUMICS - les « Rencontres OUvertes du Multimédia et de l’Internet Citoyen et Solidaire » (www.roumics.com).
Il s’agira de la 8ème édition des ROUMICS, un événement devenu incontournable au fil des ans en Région Nord-Pas de Calais, pour tous les acteurs intéressés par le Numérique et ses usages.
La ROUMICS du 13 janvier 2011, intitulée « Une deuxième vie pour l’informatique », mettra à l’honneur la thématique du réemploi de matériel informatique.
Cet événement est organisé avec le soutien d’Insite, partenaire d’ANIS et des ROUMICS depuis la 1ère édition, en 2005.

- Vous souhaitez offrir une 2ème vie à votre matériel informatique obsolète, ou trouver du matériel reconditionné ?
- Vous êtes à la recherche d’informations pratiques et pédagogiques sur le thème du réemploi de matériel informatique ?
- Vous souhaitez découvrir des initiatives exemplaires en lien avec le réemploi, dans le Nord-Pas de Calais et dans d’autres régions de France ?
- Vous souhaitez en apprendre davantage sur le dispositif national Ordi 2.0 et sa déclinaison en régions Nord-Pas de Calais / Picardie ?
- Convaincu de ses enjeux fondamentaux sur le plan environnemental, sociétal et économique, vous souhaitez contribuer à la mise en œuvre de la filière ?
Pour découvrir plus en détails les enjeux du réemploi et rencontrer les acteurs de la filière, ANIS et Insite vous donnent RDV jeudi 13 janvier 2011, de 09h à 17h, à Lille (salle « Le Gymnase ») pour l’événement ROUMICS « Une deuxième vie pour l’informatique » !

La journée sera composée de différents temps forts :
- Conférences et tables-rondes ;
- Cérémonie des Espoirs ASSOCLIC NPDC en partenariat avec Ateliers Sans Frontières, suivie d’un buffet sur place le midi ;
- Tenue de Stands par les reconditionneurs Ordi 2.0 des Régions Nord-Pas de Calais / Picardie et de différents acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire et du réemploi ;
- Exposition de réalisations sur le thème du réemploi de matériel informatique produites par des enfants et des jeunes durant les vacances de Noël au sein des Cyber-Bases de Lille Fives et de Lille Sud (59) et du Centre Social Jean Ferrat d’Arques (62) ;
- Exposition "Des claviers pour tous ? Pas à n’importe quel prix..." proposée par Enda Europe (Environnement et Développement du Tiers-Monde) ;
- Démonstrations informatiques par Ateliers Sans Frontières (installation de plusieurs postes (écrans et unités centrales), écrasement des données, formatage du disque dur, installation du système d’exploitation) ;
- Démonstrations informatiques par Eco’Clic (reconditionnement d’un ordinateur - montage / démontage d’un ordinateur) ;
- Projection des reportages vidéos présentant les reconditionneurs Ordi 2.0 des Régions NPDC / Picardie réalisés par ANIS (dans le cadre de sa mission d’animation Ordi 2.0) ;
- Distribution de la bande dessinée "Je réemploie, et toi ?" (Le réemploi de matériel informatique en images) réalisée par A.J. Jeanne et ANIS (dans le cadre de sa mission d’animation Ordi 2.0) ;
- Distribution de la bande dessinée "De Paris à Dakar, des claviers et des souris pour tous" réalisée par Enda Europe (Environnement et Développement du Tiers-Monde) ;
- Jeu-concours organisé par Eco’Clic (1 ordinateur - reconditionné ! - à gagner).
- Sans oublier des visites sur le terrain le lendemain, vendredi 14 janvier 2011, au sein de locaux de reconditionneurs.
De nombreux intervenants ont d’ores et déjà confirmé leur présence :
M. Frédéric LAMBIN (Ville de Lille) ; Mme Christiane BOUCHART (Ville de Lille) ; M. Pierre PEREZ (Délégation aux Usages de l’Internet - DUI) ; Mme Annelaure WITTMANN (Enda Europe) ; M. Frédéric BOURGUIGNAT (Les Ancres du Canal) ; Mme Christine BALAGUE (Renaissance Numérique) ; M. Jérôme IBANEZ et M. David HENRARD (Ville de Fresnes-sur-Escaut) ; M. Nicolas MARCISZAK (Ville de Lambersart) ; M. Hervé BAULME et Mme Laurence DESNOYERS (Ecod’Air) ; M. Daniel VEDIEU (Actif Ouest) ; M. Christophe GERAUX (DREAL Picardie) ; M. Vincent BLANCHARD (Ateliers du Bocage) ; l’équipe d’Ateliers Sans Frontières...
Sans oublier les responsables de Pôles Interrégionaux Ordi 2.0 :
ANIS ; Défis ; Renaissance Numérique ; Une Idée Derrière l’Ecran ; La Maison de Grigny ; Actif DPS ; Actif Ouest ; Recycle Ta Planète ; etc.
Et les reconditionneurs Ordi 2.0 en NPDC / Picardie :
Carrefour régional de Picardie - Initiatives et Formation ; Cyber Asso ; Cyber-Citoyen ; Eco’Clic ; R2DEFI ; Recycl@isne ; Réseau Green ; Solidarité Informatique ; Synapse Picardie ; etc.
Plus d’une centaine de participants sont déjà inscrits ! Et vous ? www.roumics.com/?page=contact
Sur le site des ROUMICS (www.roumics.com), sont mis à votre disposition le programme, les supports de communication, le Dossier de Presse de la rencontre, ainsi que la liste des participants, les informations pratiques...

L’organisation de cette ROUMICS 2011 s’inscrit dans le cadre d’Ordi 2.0 (www.ordi2-0.fr), un dispositif initié par le Ministère de l’Economie Numérique et la Délégation aux Usages de l’Internet (DUI).
Ordi 2.0 est un programme visant à développer une filière nationale de collecte, de reconditionnement et de redistribution d’ordinateurs, dans une démarche d’économie solidaire, de qualité environnementale, et d’équipement à bas prix des publics en difficulté économique.
En 2010 / 2011, ANIS est chargée de l’animation du dispositif Ordi 2.0 en Régions Nord-Pas de Calais / Picardie. Cf le site Ordi 2.0 régional www.npdc-picardie.ordi2-0.fr et la page Facebook www.facebook.com/ordi.npdc.picardie.
Cette édition ROUMICS 2011 bénéficie du soutien de nombreux partenaires : La Délégation aux Usages de l’Internet (DUI) et le dispositif Ordi 2.0 ; le Conseil Régional Nord-Pas de Calais ; le Conseil Général du Nord ; les Directions Régionale et Départementale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale (DRDJSCS) Nord-Pas de Calais ; la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) Nord-Pas de Calais ; la Ville de Lille ; la Fondation Free ; l’IEP de Lille (Sciences Po Lille) ; le Ceraps ; l’Agence web Insite ; Ateliers Sans Frontières et ASSOCLIC NPDC.
Inscrivez-vous sans plus tarder ! : www.roumics.com/?page=contact
Entrée gratuite mais inscription obligatoire - Nombre de places limité.
Contact :
Association Nord Internet Solidaire – ANIS
139 rue des Arts 59100 Roubaix (France)
03 20 28 48 68
contact@nord-internet-solidaire.org
Julie Bailleul
Coordinatrice Réseau et Projets
ANIS : www.nord-internet-solidaire.org
Facebook ANIS : www.facebook.com/anis.asso
ROUMICS : www.roumics.com
Ordi 2.0 : www.ordi2-0.fr
Ordi 2.0 en NPDC / Picardie : www.npdc-picardie.ordi2-0.fr
Facebook Ordi 2.0 en NPDC / Picardie : www.facebook.com/ordi.npdc.picardie
Do It Yourself : du libre dans les objets
Depuis quelques années, le « libre » a le vent en poupe. Lorsqu’on parle d’informatique, il est devenu quasiment impossible de passer à côté de Firefox, OpenOffice.Org et autres Spip...
L’idée de production libre provient de l’informatique. Dans les années 1990, des techniciens décident de rendre des sources de programmes accessibles à tous. Chacun peut ainsi apporter sa contribution, permettre au logiciel d’évoluer, à condition de partager les fruits de ses recherches.
Cette philosophie de partage de l’information et d’interconnexion des utilisateurs d’un système ou d’un logiciel se répand peu à peu dans d’autres domaines que l’informatique pure.
Ainsi, un type de licence similaire est utilisé par les artistes qui souhaitent partager leur art de manière alternative (voir à ce sujet notre article sur les licences Creative Commons).
Désormais, le « libre » sort des sphères virtuelles et artistiques pour être employé dans le monde physique. On parle alors de « Do It Yourself » (DIY) et de « Open Source Hardware ».
Ce mois-ci, Insite vous propose de découvrir plus en détails ce qu’est le DIY, les valeurs qu’il véhicule et la manière dont il est développé. Vous découvrirez également une initiative développée dans le Nord-Pas de Calais, le travail d’un artiste qui cherche à combiner musique libre et machines open source.

Définition, valeurs et idéaux
Le DIY, késako ?
Comme son nom l’indique, « Do It Yourself » (littéralement « Fais-le toi-même ») indique que les objets sont faits par les utilisateurs eux-mêmes.
L’idée est de créer des objets dont les spécificités sont accessibles à tous, où chacun peut apporter sa contribution. Il s’agit de créer soi-même des objets, et de partager le savoir.
Ainsi, des « hackers » (ou « bidouilleurs » en français) s’attaquent désormais à la fabrication d’objets « libres ».
Différents sites proposent des plans, des schémas pour construire des objets et partager des connaissances. A titre d’exemple, on peut citer la plateforme internet du magazine Make, dédiée au DIY : blog.makezine.com (en anglais). Ce site propose des schémas, des reportages sur la création open source d’objets.
Devenir acteur et non plus seulement consommateur
Au-delà de l’aspect pratique et sympathique que peut représenter l’opportunité de créer soi-même des objets et des produits, il existe une véritable philosophie qui se développe autour du mouvement DIY, permettant de diffuser des contenus, des savoirs, en sortant de la bipolarité classique producteur / consommateur.
En effet, le DIY permet de produire uniquement ce dont l’utilisateur a besoin, dans les quantités et la qualité qu’il aura choisies.
Il propose donc une alternative intéressante à la société de consommation en donnant au « bricoleur » la possibilité de devenir le créateur de ses propres objets, de devenir acteur et non plus simple consommateur.
Sortir de la standardisation
L’idée principale de ces machines open source est de sortir de la dualité classique producteur / consommateur, pour aboutir à une autre vision de l’économie de marché, qualifiée « d’économie de la contribution » par B. Stiegler (voir le site créé par M. Stiegler, dédié à ce sujet : http://arsindustrialis.org).
Cette vision de l’économie propose un cadre différent de l’économie classique, en s’appuyant sur les TIC, qui renversent les pratiques culturelles et économiques.
Bernard Stiegler propose une vision théorique intéressante du DIY sur le site http://arsindustrialis.org :
« Ainsi, les technologies numériques font apparaître des pratiques culturelles et économiques fondées sur un tout autre modèle , où les participants aux réseaux numériques ne sont plus dans une relation de producteurs et de consommateurs, mais nouent un nouveau type de relation qui est de l’ordre de la coopération et de la contribution.
En outre l’évolution de la division internationale du travail fait apparaître des nouvelles formes d’organisation industrielle du travail, ce que l’on appelle parfois l’industrie de la connaissance.
Enfin les microtechnologies et les nanotechnologies qui conduiront à un développement des objets Internet, c’est à dire des objets de la vie quotidienne qui seront inscrits dans le réseau numérique pour des aspects sans cesse plus divers de l’existence quotidienne, créeront des opportunités toujours plus importantes de voir se déployer des modèles de contribution plutôt que de consommation, et dans le même temps , ces technologies de rupture donnent des opportunités d’association des populations à leur développement, dans la mesure où la Puissance Publique favorisera cette évolution ..... »
Le DIY et l’univers de la création musicale
A l’origine du mouvement DIY, se trouve la volonté de certaines personnes défendant des idées « anticonsuméristes ». Ces derniers souhaitent s’éloigner de la culture de consommation de masse pour développer une vision alternative de l’objet, de l’outil, et ne pas dépendre de grandes entreprises qui réalisent des profits sur des produits qui peuvent être faits par chacun (vêtements, radios FM...). Le mouvement est alors influencé par la culture punk et l’anarchisme.
Peu à peu, le DIY sort des « squats » pour être apprécié par d’autres acteurs, notamment les artistes créant de la musique électronique.
Avant le DIY, de nombreux musiciens créaient de la musique sur des plateformes (un ordinateur avec logiciels de mixage, relié à différents contrôleurs et périphériques), fabriqués par un nombre limité de sociétés.
Bien que les capacités de ces plateformes fussent importantes et que leur adaptabilité soit grande, certains protagonistes de la scène musicale électronique étaient frustrés de ne pas pouvoir créer comme ils le souhaitaient...
Ces artistes décident alors de se regrouper en communautés et d’échanger des « patches », c’est-à-dire des fonctionnalité supplémentaires pour les logiciels.
Puis d’autres artistes décident d’aller plus loin, en développant leurs propres contrôleurs, à partir de circuits électroniques dont les spécificités sont open source, donc reproductibles et modifiables à souhait.
Certains artistes se regroupent de façon spontanée, afin de développer ensemble de nouvelles machines musicales.

Les Fab Labs, Hackerspaces et autres espaces de création
Le mouvement DIY connaît une évolution majeure à partir de 2004, année où Neil Gershenfeld (directeur du Center for Bits and Atoms, au sein du MIT - Massachussets Institute of Technology ) développe l’idée de « Fab Lab ».
Les « Fab Labs » (abréviation de « Fabrication Laboratory ») sont des espaces de création et de prototypage d’objets innovants.
Ces espaces sont souvent à l’initiative d’universités.
Leur but est de permettre l’émergence de créations technologiques innovantes, qu’elles aient une utilité ou non. On les définit parfois comme des lieux d’artisanat technologique.

La Fondation Internet Nouvelle Génération a rédigé un article complet à ce sujet, disponible à l’adresse suivante : http://fing.org/?Le-Fab-Lab-lieu-d-artisanat
En parallèle, il existe d’autres lieux de création, organisés de façon plus autonome et souvent à visée temporaire : les « Hackerspaces ».
Ces lieux d’expérimentation technologique sont en général créés à l’initiative d’individus qui ont envie de développer des objets libres.
La démarche est différente de celle des Fab Labs en ce sens qu’elle n’émane pas d’une institution (qui invite des bidouilleurs à se réunir), mais de l’envie de hackers de se rencontrer.
Tous ces lieux ont pour ambition de désacraliser l’objet technologique et de permettre à chacun de s’approprier des connaissances sur les outils du quotidien.
Précisons qu’en 2008, le magazine Make répertorie 60 projets de création de matériel open source. Fin 2009, il en dénombre 125, répartis en 19 catégories. En 2010, il a arrêté de les compter ! (Source).
Le DIY fait des émules dans d’autres secteurs.
En 2009, une entreprise coopérative américaine appelée Pink Army entend développer des médicaments open source .
L’idée de Pink Army est de former une communauté de chercheurs qui travaillent sur un traitement contre le cancer du sein. Elle utilise la bio-informatique pour réaliser des recherches et rendre toutes leurs découvertes publiques (Sources : Wikipedia et http://pinkarmy.org/).
Cette manière nouvelle de penser les objets et la création prend de l’ampleur sur tous les territoires et dans tous les secteurs.
Dans le Nord-Pas de Calais, des projets de création numérique open source voient également le jour. Nous avons eu l’occasion de rencontrer Thierry Mbaye, artiste numérique qui travaille sur un projet de « workshop », un atelier de création lié aux arts numériques.

Fais-le toi-même dans le Nord-Pas de Calais
Dans le Nord-Pas de Calais, un projet « open source hardware » est en développement. Ce dernier est porté par Thierry Mbaye, et soutenu par la Région Nord-Pas de Calais, le Département du Nord et l’Europe à travers le financement de micro-projets associatifs.
L’association Chtinux héberge le projet.
Thierry Mbaye est un artiste de musique électronique qui a compris les potentialités de l’utilisation de matériel open source dans la création artistique. Le but de son projet est double. Il s’agit d’une part de proposer aux artistes des ateliers pour découvrir, développer et participer à l’évolution de ce type d’objets. D’autre part, il souhaite offrir à un public plus large une ouverture vers l’électronique et la musique créée par ordinateur.
Son « workshop » doit permettre à terme la rencontre de personnalités différentes, mais qui peuvent être complémentaires, et l’émergence de volontés de créer ensemble de la musique, des images, des chorégraphies...
A l’heure actuelle, Thierry Mbaye élabore une base de donnée des différents projets similaires existants en France et à l’étranger et se forme à la maîtrise des techniques, notamment au CRAS, le Centre de Ressources Art Sensitif à Mains d’Œuvres, un projet dédié au soutien de la création numérique (www.mainsdoeuvres.org).

L’ambition de M. Mbaye est de proposer dès le premier trimestre 2011 des ateliers-test dans lesquels chacun pourra développer ses propres objets. Son Fab Lab a également pour ambition de produire des groupes de musique, qui créeraient de la musique libre.
Conclusion
Vous l’aurez compris, le DIY correspond véritablement à une pratique culturelle nouvelle, issue des évolutions techniques et de l’envie de quelques personnes de s’éloigner d’un mode de consommation passif pour développer leurs propres productions.

Au-delà de l’aspect revendicatif de la démarche, il est possible d’imaginer que les évolutions technologiques pourraient donner lieu à un meilleur partage des connaissances, notamment avec les pays en voie d’industrialisation. L’innovation technologique pourrait alors amorcer un changement social d’envergure.
Sources :